YANN (écrit en février 2003)

 

Pré Production (Les origines du chef d’œuvre). Paris.

Ca commence le 22 ! Ca commen

ce toujours le 22... Comme une odeur de poulets frits.
Premier tattoo le 22... Le 22/02/2001 pour être précis, par Yann (déjà Yann) et par la faute d'Emma (la gentille Emma... la divine Emma).
Deuxième tattoo un peu plus tard. On oubliera la date... C'est graphique... C'est beau et c'est toujours du Yann* !

* : autant vous le dire tout de suite... C'est TOUJOURS du Yann. Aucun autre encreur n'a encore touché à mon corps.

Troisième. Le 22 et même le 22/02/2002... Que des 2 (le zéro comptant pour du beurre). C'est moins graphique... On commence à accoucher d'une oeuvre... Y'a des bonhommes.

Quatrième pièce ? Un jour de septembre... Le 12/09/2002 / St Apollinaire.

Allez je vous parle de la quatrième pièce... Mais c'est la cinquième qui est l'objet de cette bafouille (sautez 2 paragraphes si vous ne vous intéressez qu'à la cinquième).

Tout commence, comme toujours avec Yann par une discussion :

« (Yann) Bon alors cet accouchement on en fait quoi ? On continue ? T’as des idées ?
- (Moi) Euh… Non… Pas vraiment, mais on avait parlé d’une fresque… L’histoire de ma vie. Je vais te raconter… (et là je raconte… Mais comme je suis un gars plutôt compliqué et que nobody capte mes histoires je vous passe les détails).
- (Yann) OK…
- (Yann) Oui…
- (Yann)… (Le temps passe)
- (Yann) OK…
- (Moi) Bon alors à la fin je meurs et je rencontre mon créateur… ça s’rait pas mal de dessiner la mort.
- (Yann) Attends ! Je te montre des dessins… (A ce moment Yann sort des bouquins ! Que du beau ! Des trucs de Posada, des trucs de Thomas Ott et des jolies planches d’anatomie).
- (Moi) Ouah ! Yipee ! Su-Per-Be.
- (Yann) J’ai envie de faire un bel écorché, avec des nuages… Rien que du p’tit trait !
- (Moi) Ouah ! Yipee ! Su-Per-Be. »

Et là j’ai mal… 2h30 de douleur au son des Melvins.

2h30 après… Evidemment c’est pas fini ! Y’a des retouches… On va donner dans le gore (Herschell Gordon Lewis style ! )

Evanouissement. Paris, 25/09/2002 / St Hermann.

Moment tragique ! Sortez les mouchoirs ! Emotions…

Les retouches au petit trait… Du Beau… Du gratté… du style particulier… Le gratté du Yann : une vraie A.O.C. mes amis ! Aujourd’hui j’me fais écorché l’écorché ! Presque à jeun (ce qui nous connaissent, mes déplorables habitudes alimentaires et moi, comprendront) et quelques kilomètres à pied (ça une ! ça use !) dans les pattes. Du suicide ? Ben oui…
Résultat : 30 minutes plus tard me voilà le pif dans le Nutella tellement je me suis évanoui…
Une douce infirmière est à mon chevet.

Vous connaissez les Anges ? Et bien moi depuis ce doux réveil… OUI ! (cher Ange c’est bien de toi que l’on parle ! )

 

« Finish Him ! ». Paris

Douce violence… Jamais séance de tatouage ne fût plus douce ! Fort de mon expérience précédente (je vous rappelle que je suis tombé par terre et c’était pas la faute à Voltaire ou à Hitler) me voici paré ! Un athlète ! Un homme aux reins solides… Indolore ! Bien mangé (Miam ! Miam ! Gâteaux ! Gâteaux ! Et Mc Do… Pour les intimes) !

Bref… (30 minutes plus tard)

… me voici écorché et bel et bien à vif. Rendons grâce à l’Eternel ! Al-Lah-Ak-Bar (en serbo-croate dans le texte) ? Magnifique M’sieur Yann ! Du grand œuvre (au noir) ! Y’a plus qu’à épater la galerie… Monsieur GRR , Madame Laurence ? Jetez un œil s’iou plait… Emma risque de le ramasser…

Graphitronix (-ov). Paris / Before Brussels… 18/12/2002 (Engueulade avec Isa).

Devant la machine-outil. Constructivisme. Vus avez toujours rêvé d’un tattoo bien carré dans le plus pur style Rodtchenko ? NON ? Moi aussi ! Alors… Sortons les crayons. Allumons les PCs (merci Photoshop) et en avant pour le grand délire graphique. Ma mission : réaliser un flash (un dessin à tatouer). Mes acolytes : Isa, l’esprit de Yann et moi.

C’est pas gagné.

Drunkabilly Yann. Bruxelles, 21/12/2002 / St Pierre Canisius (c’est qui c’mec ?)

C’est le grand jour. Aujourd’hui je me fait tatouer cette chose que je n’ai pas (ou si peu) dessinée. Le lieu ? Arkel.

J’ai oublié de vous dire… 2 jours avant Yann m’appelle :

« (Yann) Euh ton tattoo en Belgique… Euh… ça va pas être possible… Plus sage de reporter… T’es OK ?
- (Moi) Ben oui. No problemo… »

Résultat ?

No tattoo 2D… My Yann is gone away. Ben non… Yann est crevé. Simply crevé. Trop picolé (Hips!). Pas assez dormi. Les mains tremblent. Tenir la machine ? No way… Et puis manque de temps. Comme d’hab (mais personne ne peut lui en vouloir) !
Alors la Belgique, pays du tatouage et du psychobilly ? Pays de la Pal et de la Paella ? Et ben non… Rentrons à Paris.

A New Hope ? Paris, 31/12/2002 / St Sylvestre

Chante l’espoir… Poussent les fleurs… Tombent la neige. Paris is cold. So are my bones. Bad breath. Mauvaise haleine. Alcool du lendemain… 2003 ? Des jours meilleurs ? Rendez-vous galant*… Avorté.

* : « Mon cher Wilfried tu vas finir par en avoir marre mais j’aurais bien repoussé notre petit rendez-vous galant de ce soir… Est-ce vraiment embêtant ? ». SMS style. Merci de m’avoir prévenu.

Violent & Concrete. Paris, 22/02/2003 / Ste Isa (Belle ?).

Réalisation. Démonstration de la quadrature du cercle. Present is perfect. Present is WISE (nobody knows what I’m talking about… But… U may have a look at the tattoo (quand le W. aura des photos...). Cela devrait vous aider à comprendre la suite).

L’usine existe… Inaugurée en grande pompes par 3 dames belles & un jeune homme bavard. L’usine me direz vous ? Comment ça l’usine ? A quoi ressemble-t-elle ? C’est quoi une usine ? Yann… la réponse ? Yann… dessines-moi une usine… Si tu m’fais un mouton, je t’égorge (souvenir de l’Aïd. Soyons végétariens : mangeons des américains !) !

Une usine… C’est un truc black & white, plein et vide, rectangulaire et pointu, phallique aussi… Masculin ? Une usine ça crache une saloperie de fumée… ça pollue le ciel et ça rend heureux (« Happyness » Not for 2D dear… On se verra aux retouches ! Y’a un problème de typo ! Russe ou enfantin le lettrage ? J’te le tatoue comment le « Happyness » ?
Bref… le dessin n’est pas complet. Future Imperfect !)

 

THE END (until les retouches)

 

un témoignage en photo de benjamin, qui est tellement heureux avec son nouveau bras, qu'il s'en sert pour passer le balais (on ne voit pas le balais mais croyez moi, IL Y EN A UN !)